Témoignages

Dylan DECAMP 

C'est un honneur de devenir ambassadeur de la profession, de porter haut les couleurs de notre Fédération des artisans fleuristes. Je réalise peu à peu ce que le titre de Champion de France représente.

Je pense qu'il faut croire en ses rêves, et surtout se donner les moyens de les réaliser. Aujourd'hui j'en ai réalisé un parmi d'autres.

Si je peux donner quelques conseils aux jeunes et moins jeunes fleuristes qui souhaiteraient candidater à des concours :

  • Ne jamais abandonner ! Quelles que soient les difficultés rencontrées, il y a toujours une solution.
  • Surtout savoir s'entourer de personnes de bons conseils qui vous donnent un avis pertinent sur votre travail. Se remettre en question est aussi important
  • Faire des pauses entre les entraînements, se couper du monde de la fleur complètement quelques jours si possible. On y voit plus clair après !

L'organisation de la Finale Nationale de la Coupe de France des Fleuristes 2018 a été très appréciée, surtout le stage de préparation qui a aussi été un moyen de créer des liens avec les autres candidats…

La compétition a été très intensive car il y avait beaucoup d'épreuves avec des temps assez long. Il est difficile de rester concentré jusqu'au bout, mais encore une fois, la motivation doit être inébranlable pour garder ses objectifs, malgré la fatigue et le stress…

De plus, la diversité des épreuves était très intéressante. Cela a permis de nous évaluer réellement sur un peu tous les domaines que l'on peut rencontrer dans le métier.

La prochaine étape professionnelle serait de participer à la sélection du concours L'Un des Meilleurs Ouvrier de France. C'est un de mes plus grands rêves depuis que j'ai commencé la profession, il y a 3 ans. A peine en CAP, je voulais absolument devenir MOF, afin de me confronter à l'excellence de la profession et pouvoir montrer la voie à mon tour également. La transmission du savoir-faire est vraiment essentielle pour les générations futures.

Il me reste tant de choses à découvrir et à apprendre également. C'est un métier où il est important de se renouveler, de s'adapter, de se former pour rester à la page. Les tendances changent vite, les techniques évoluent…

J'aimerai vraiment contribuer à ce métier en formant les fleuristes au travers de stages et de démonstrations. Mais aussi d'être jury lors de concours pour participer à l'évolution et toujours apprendre des autres.

Par ailleurs, les concours sont, au-delà de la compétition, un moyen d'exprimer et véhiculer des émotions. Au travers du végétal, on apprend beaucoup sur soi, sur les autres. On découvre et redécouvre des techniques, des univers. C'est très enrichissant humainement et professionnellement. Encore plus quand on se voit distinguer !

Les clients sont de plus en plus sensibles au savoir-faire. Ils cherchent la petite chose qui fera la différence par rapport aux autres : une association de couleurs, un travail personnalisé, une identité marquée.

Au-delà de la qualité et du savoir-faire technique, ils viennent acheter des émotions : un bouquet pour sa moitié, un anniversaire, un nouveau-né, un dernier au revoir.

C'est à ces occasions que le supplément d'âme est vraiment apprécié et se ressent dans la composition florale.

  • Champion de France des Fleuristes 2018
  • Fleuriste au magasin Monsieur le Fleuriste, Paris 12
  • Adhérent à la Fédération Française des Artisans Fleuristes

 


Mickaël BESNARDEAU

« J’espère que mon parcours d’artisan fleuriste indépendant témoigne que chacune et chacun doit s'impliquer dans son métier et se sentir concerné par sa profession. Pour cela, il ne faut pas rester isolé dans son magasin mais au contraire multiplier les rencontres et les partages d'expériences. Aujourd'hui, nos entreprises font face à un marché en perpétuelle évolution. Nous pouvons à mon sens nous y adapter notamment de deux façons :

–     La première : participer à la modernisation de la formation initiale pour former les jeunes fleuristes de demain. C'est à nous fleuristes de définir avec la Fédération quelles sont les meilleurs référentiels. Soit nous agissons, soit nous laissons à l'Administration le soin de « deviner » du mieux qu'elle le peut les connaissances et compétences utiles à notre performance artistique et économique. J'ajoute que dans notre métier, il faut impérativement soutenir nos jeunes qui eux-mêmes nous poussent à être toujours meilleurs, créatifs et en phase avec notre époque. Il en va de notre responsabilité, de leur avenir et de l'évolution de notre artisanat.

–     La seconde : pour pouvoir être acteur de notre futur et ne pas le subir, en se plaignant ensuite, il faut être unis et disposer d'une structure professionnelle capable d'influencer les réglementations et normes préparées par des groupes éloignés des réalités du terrain. C'est le rôle de notre Fédération. Soyons unis. Restons responsables. »

  • Meilleur Ouvrier de France, section « Art Floral »
  • Champion de France des Fleuristes
  • Fleuriste conseil à Mareil-sur-Loir (dpt. 72), formateur Indépendant, démonstrateur
  • Adhérent Fédération Française des Artisans Fleuristes

Frédéric DUPRÉ

« Comme j'en ai bénéficié par mes pairs au début, j'attache beaucoup d'importance à mon engagement dans la formation des fleuristes. Bien évidemment, l'apprentissage des techniques, de la créativité, de la botanique et des règles de base de l'artisanat et du commerce sont incontournables.

Mais en plus, à l'image des messages portés par notre Fédération professionnelle, je souhaite transmettre les valeurs de solidarité fondatrices de notre métier. Lors de périodes économiques difficiles, les notions de partage, d'entraide, d'optimisme et de dynamisme se révèlent plus que jamais nécessaires.

L'individualisme et l'isolement ne fonctionnent pas. L'implication de chacune et chacun auprès de sa profession signe à la fois l'attachement qu'il porte à son «métier passion» et sa volonté de PARTAGER l'expérience incontournable du maintien des relations humaines par les fleurs.

Il peut en conséquence faire perdurer la noblesse de son art et véhiculer les émotions à travers le végétal qu'il travaille. Ainsi, ce «supplément d'âme» est apprécié par nos clients qui cherchent chez leur fleuriste authenticité et sensibilité… L'échange est le seul remède, je pense, pour nous tirer vers le haut. »

  • Meilleur Ouvrier de France, section « Art Floral »
  • Vice-Champion de France des Fleuristes
  • Meilleur Apprenti de France
  • Formateur
  • Fleuriste à Bourges
  • Adhérent Fédération Française des Artisans Fleuristes

Hervé FREZAL

« Le véritable tremplin de ma carrière d'artisan fleuriste a été ma victoire en 2005 de la finale nationale de la Coupe de France des Fleuristes organisé par la Fédération nationale de la profession. Avec l'aide de ma famille et de mes amis, cette distinction m'a encouragée à persévérer et exceller dans mon métier.

Par ailleurs, cela m'a ouvert de nombreuses portes en France et à l'étranger : formateur, démonstrateur, projets d'envergure… En plus des rencontres humaines et satisfactions professionnelles procurées par cette reconnaissance, l'impact sur la réputation et le chiffre d'affaires du magasin s'en est ressenti !

Avec le mandat de ma Chambre syndicale locale, membre de la Fédération nationale, j'essaie aujourd'hui de me dégager le plus de temps possible pour participer aux réunions de la Chambre des Métiers et de l'Artisanat de mon département pour représenter et défendre notre profession.

J'y exprime la voix et les attentes des artisans fleuristes sur des questions concrètes liées à l'apprentissage et à la formation, à l'animation commerciale, à la délivrance de titres de qualification (artisan, maître artisan), au développement et à la transmission des entreprises … sans oublier les nombreux autres sujets.

S'appuyant sur les succès des plus anciens et avec l'appui de mes collègues, nous défendons le plus possible la place des artisans fleuristes dans le département. Sans cet « esprit de corps » et ce travail d'équipe, nous n'aurions chacun ni le temps, ni l'énergie pour nous engager de la sorte. Si nous ne le faisions pas, je pense que notre métier et notre profession seraient en danger. »

  • Meilleur Ouvrier de France, section « Art Floral »
  • Champion de France des Fleuristes
  • Fleuriste à Beaulieu-sur-Mer (dpt. 06), formateur, démonstrateur
  • Adhérent Fédération Française des Artisans Fleuristes

Xavier LEQUERRÉ

« Mes parents se sont toujours impliqués et engagés dans la vie sociale. Aujourd'hui, plus que jamais, je perçois la nécessité de faire entendre notre voix de citoyen et celle professionnelle d'artisan fleuriste dans la société.

Cela commence au niveau local à faire perdurer la tradition du lien familial et social qu'offrent les fleurs, à toutes les étapes de la vie. Passionnément sélectionnées et travaillées, elles expriment la subtilité et l'élégance des rapports humains.

C'est aussi pour cette vision partagée avec la fédération représentative de notre profession, que je m'engage avec mon équipe au quotidien à donner le meilleur de notre Art, de notre travail et de notre service aux attentes de nos clients, de nos salariés et de nos confrères.

A mon niveau, je partage mes joies, mes achèvements, mon expérience de chef d'entreprise, mes idées et parfois mes inquiétudes au sein d'une structure fédérale à mon écoute pour reconnaître, comprendre et agir à la promotion d'un métier passion et indispensable à la qualité de vie toutes et tous. »

  • Meilleurs Ouvriers de France, section « Art Floral »
  • Fleuriste à La Baule-Escoublac.
  • Adhérent Fédération Française des Artisans Fleuristes

Daniel LIEVIN

« Au-delà de notre savoir-faire et de notre sensibilité artistique, nous sommes perçus par nos clients avant tout comme un métier de services. Pour gagner en légitimité, assurance et reconnaissance, l'artisan fleuriste d'hier et d'aujourd'hui se doit d'obtenir et s'appuyer sur des références indiscutables.

Au même titre que les compétitions organisées par notre fédération professionnelle (Coupe de France, Oscar national des jeunes fleuristes, Trophée le Pétale d'Or), je me suis engagé depuis longtemps sur cette voie. Certes, ce n'est pas du temps passé en magasin, mais je ne le regrette pas !

J'encourage mes confrères fleuristes, jeunes ou plus expérimentés, à sans cesse se remettre en question, partager et rester connectés avec les tendances et meilleurs fleuristes du moment.

Pour assurer le meilleur niveau possible de formation initiale ou continue de nôtre métier, le maintien et la mise en avant des autres distinctions professionnelles (L'Un des Meilleurs Ouvrier de France), je connais bien « l'esprit » et soutiens l'engagement des fleuristes qui font vivre notre fédération et celles et ceux qui s'y impliquent, pour mieux faire connaître au grand public notre différence au nom d'un métier exigeant mais gratifiant.

Les compétitions fleuristes ne représentent qu'un aspect des nombreuses missions menées par l'organisme officiel de notre profession, mais il me semble incontournable et utile au bénéfice de toutes et tous. »

  • Titulaire et Président de la section « Art Floral » de la distinction « L'un des Meilleurs Ouvriers de France »
  • Fleuriste à Lens et Hénin-Beaumont
  • Adhérent Fédération Française des Artisans Fleuristes

Claire STÉPHANY

« Comme la mode, l'art floral évolue en permanence. Les fleuristes professionnel(le)s que nous sommes y contribuons au quotidien ou dans les concours. Mais seul(e)s, nous ne pourrions pas exprimer pleinement notre créativité et notre savoir-faire.

Nos clients, nos partenaires, nos fournisseurs, notre Fédération et nos confrères nous y encouragent. Avec des beaux produits et un environnement professionnel propice, nous pouvons donner le meilleur de nous même et surtout continuer à faire plaisir à toutes les générations.

Aujourd'hui, pour partager et découvrir les nouvelles tendances florales, les salons professionnels, les compétitions et les magazines restent incontournables. Cependant, avec Internet et les réseaux sociaux tout va plus vite et plus loin…

C'est une source d'inspiration incroyable et stimulant qui nous empêche de nous endormir sur nos lauriers. J'aime mon métier et j'espère contribuer à son évolution. C'est dans cet état d'esprit que je m'y épanouie.

Je suis fière d'avoir transmis ces valeurs à Anaïs, ma collaboratrice, qui a remporté l'Oscar des Jeunes Fleuristes 2015 organisé par notre Fédération au Salon de l'Agriculture à Paris.

J'encourage toutes et tous à porter haut et fort les magnifiques couleurs de notre profession qui reste, malgré tout, une grande famille au service de l'expression des émotions de la vie. »

  • Championne de France des Fleuristes 2014
  • Fleuriste à Terville (dpt. 57).
  • Adhérente Fédération Française des Artisans Fleuristes

Gilles POTHIER

« Être artisan fleuriste exige passion et excellence. Pour développer ces qualités, il faut être bien entouré. Dans mon magasin, je choisis, forme et encourage les jeunes fleuristes qui me semblent pouvoir représenter l'Art floral français et notre métier pour les prochaines décennies.

Ce devoir d'assurer et développer la pérennité de notre métier, je la partage avec notre Fédération fleuristes. Les avancées, les victoires et l'existence personnelle ou professionnelle ne peuvent s'obtenir seules !

Pour cela, et pour défendre leurs intérêts, les fleuristes peuvent et doivent s'appuyer sur la seule structure nationale entièrement indépendante et dédiée à la représentativité de leur métier. Tout en restant impliqués et concernés, mais libérés des contraintes des négociations institutionnelles, nous pouvons nous concentrer sur notre savoir-faire et notre créativité au bénéfice de nos clients.

Faites comme moi : adhérez à notre Fédération professionnelle et participez à la défense et au développement du métier d'artisan fleuriste indépendant…mais responsable ! ».

  • Officier de l'Ordre du Mérite Agricole
  • Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres
  • Champion du Monde des Fleuristes
  • Meilleur Ouvrier de France, section « Art Floral »
  • Champion de France des Fleuristes
  • Responsable du Groupe d'Art Floral Interflora
  • Fleuriste à Paris 16ème
  • Adhérent Fédération Française des Artisans Fleuristes

Benoît SAINT-AMAND

F.F.A.F. : Recevez, une fois encore toutes nos félicitations pour votre titre « L'Un des Meilleurs Ouvriers de France », section « Art Floral » suite aux épreuves finales 2015. En magasin, vos clients sont-ils sensibles aux références et distinctions professionnelles ? Quel en est l'impact commercial pour votre magasin ?

Benoît Saint-Amand : Oui, les clients sont très heureux et partagent notre enthousiasme. Ils suivent depuis longtemps mon parcours professionnel et s’intéressent à tous nos projets professionnels.

Le magasin étant situé dans une petite ville à Saint Pierre du Mont (7 000 habitants) à la périphérie de Mont de Marsan (30 000 habitants) l’impact commercial reste minime pour les ventes en boutique. Nous avons tout de même vu une hausse du chiffre. Par contre nous avons ressenti une très très forte demande pour les grosses manifestations, mariages sur le département et les départements limitrophes.

F.F.A.F. : Vous êtes aussi un des formateurs de FLORIFORM. Vos nombreux stages sont mis-à-jour quasi annuellement. Quelles sont pour vous, en quelques mots, les nouvelles tendances techniques, créatives et commerciales de la fleuristerie et de l'Art floral ?

BSA : Oui, je suis formateur depuis 15 ans et je suis très sensible à la demande des stagiaires. Ils doivent s’identifier dans les réalisations. L’approche commerciale est indispensable avec l’apport de nouvelles techniques simples ou plus élaborées, de nouvelles matières parfois détournées.

F.F.A.F. : Vos stagiaires reviennent souvent à vos stages. Pourquoi est-il si important pour eux et pour leur activité de se former tout au long de sa vie professionnelle ?

BSA : Oui et je les en remercie d’être fidèle à nos formations. Les désirs des consommateurs évoluent, ils ont besoin de nouveauté et d’originalité tout en gardant des prix attractifs. Les réalisations doivent êtres créatives et « tendance ».

Pour ma part, la nature m’inspire énormément. Elle me permet de nombreuses possibilités créatives. La recherche de nouvelles matières reste une grande source d’inspiration pour moi.

F.F.A.F. : L'Administration française cherche à réduire le nombre d'organisation professionnelle dans les années qui viennent pour intégrer les différentes formes d'artisanat au sein de grandes « familles » économiques. Aujourd'hui, les fleuristes et la F.F.A.F. tentent de préserver leur indépendance en démontrant leur attachement à leur métier ? Pourquoi cette singularité et cette indépendance sont elles si importantes à vos yeux ?

BSA : Je pense que l’artisanat dans la fleuristerie à sa personnalité et nous devons nous battre pour préserver tous nos acquis. Etre rattaché à un autre groupe serait néfaste pour nous et notre profession. L’art floral est beau et grand. Nous devons lutter afin de garder notre indépendance. Actuellement, je pense qu’il est indispensable que tout le monde se fédère.

  • « Un des Meilleurs Ouvriers de France », section « Art Floral » 2015
  • Finaliste de la Coupe de France des Fleuristes 2005
  • Vainqueur de l'Oscar National des Jeunes Fleuristes 2001
  • Médaille d'or des Apprentis de France
  • Fleuriste à Saint Pierre du Mont (dpt. 40), magasin Histoire de Fleurs.
  • Président de la Chambre syndicale des Fleuristes des Landes
  • Adhérent à la Fédération Française des Artisans Fleuristes
  • Formateur Floriform

Benjamin HUDÉ

Benjamin HUDÉ, vainqueur de la Coupe de France 2016 organisée par la Fédération Française des Artisans Fleuristes, nous fait part à travers ce témoignage de son ressenti sur les concours, le devenir de la Profession et comment il la voit évoluer.

La réorganisation de l’édition 2016 de la Coupe de France a insufflé du dynamisme et du modernisme. On y a retrouvé les emblématiques épreuves telles que le bouquet, qui est la base de notre métier. Y apporter des nouveautés a permis de tester la réactivité des candidats et aussi à divertir le public présent. Parmi ces nouveautés :

– une micro épreuve surprise où 20 minutes avant la fin de l’épreuve de bijou (un chapeau de mariée), on nous annonce qu’il fallait imaginer et réaliser une boutonnière assortie en plus de finir le chapeau. Un challenge qui, après coup, m’a beaucoup plu.

– la reconstitution d’un magasin (contrairement à la traditionnelle distribution des végétaux) dans une salle annexe a permis à chaque candidat de choisir ces végétaux (majoritairement produits en France), après la lecture commune des sujets. Pour complexifier le procédé, nous devions faire attention aux quantités car chaque botte de fleurs prise devait être utilisée au risque de se voir pénaliser.

Un procédé que je trouve fort intéressant et qui mérite d’être développé dans les futurs concours. Cela permet de rapprocher l’univers de la compétition et celui d’un magasin. On y teste la gestion d’un stock, cher et périssable. C’est une manière de sensibiliser et de mener une réflexion sur la provenance et l’acheminement de nos produits. Une éco-responsabilité qui devrait être approfondie dans l’avenir dans toutes les manifestations florales.

Pour revenir à la compétition, participer à un concours doit avant tout être un engagement personnel, et non pour plaire à autrui. Faites vous plaisir ! Qu’importe la place à l’arrivée, on y ressort grandi. Il est important d’échanger avec les candidats et les juges; prendre du recul afin de travailler sur ses points faibles et ainsi faire évoluer son travail,  que ce soit lors d’éventuels futurs concours, que ce soit pour le travail en magasin ou que ce soit à titre humain. L’échange et le partage servent à l’épanouissement personnel, professionnel et ainsi qu’à la continuité de notre métier. Dans un contexte délicat, nous devons nous remettre en question et nous soutenir entre nous.

Un virage doit s’opérer en liant subtilement notre savoir-faire, nos traditions, le contact humain avec l’étendue et la rapidité de nos moyens de communications actuels. Nos clients, qu’ils soient urbains ou ruraux, cherchent des services rapides et performants facilitant leur quotidien tout en conservant le côté humain qui est un lien de confiance et rassurant. La preuve en est dans le magasin dans lequel je travaille.

Afin de créer un nouveau lien avec nos clients, un atelier végétal a été lancé pour leur montrer l’étendue des possibilités du végétal mais aussi un aperçu de la rigueur que nous apportons à notre travail à chaque instant et à chaque occasion. Agencement, organisation, couleur,… un magasin entièrement refait, il y a bientôt 3 ans, afin de faciliter notre travail au quotidien, attirer de nouveaux clients et mettre plus en valeur nos réalisations. Par conséquent, il fut logique d’aller au bout de la démarche via la création d’un site internet ainsi qu’une page sur les réseaux sociaux pour toucher une clientèle plus jeune et dynamique.?

Certains clients fidèles au magasin sont sensibles à ce titre de Champion de France. Ils m’ont vu évoluer, du jeune apprenti apprenant les bases du métier, au fleuriste confirmé et reconnu par ses pairs en l’espace de 6 ans.

Moi-même, j’ai dû mal à réaliser le parcours réalisé. Cette récompense me conforte dans les efforts entrepris et à entreprendre pour valoriser notre art. J’envisage l’avenir en souhaitant que notre profession soit plus responsable vis-à-vis de notre consommation du végétal. A nous d’éduquer nos clients, à les sensibiliser sur la périodicité de nos produits en privilégiant des productions françaises, voire locales. Je ne vais pas vous cacher que j’ai parfois mal au cœur de voir certaines fleurs, certes magnifiques, provenir de l’autre bout du globe, tandis que des producteurs situés à seulement quelques kilomètres d’une boutique sont en difficulté.

Prenons le temps de regarder autour de nous. Nos terres ont tant à offrir. Responsabilisons-nous. Arrêtons de rêver. Agissons pour faire en sorte que nos rêves deviennent réalité. Nous gagnerions tellement par la sincérité d’un partage, l’authenticité d’un achat responsable et par la sauvegarde d’emplois locaux. A vous de jouer !