Formation continue des artisans fleuristes

 

 

Formation des artisans – En coordination avec la CNAMS et l'U2P, sous la tutelle du Ministère du Travail, la mise en place des nouveaux critères de financement du FAFCEA à compter du 15 mars 2019 et jusqu’à la fin de l’année 2019 (50 heures annuelles maximum de stage par stagiaire, limitation à 2 formations par an et par stagiaire, présentation de la carte d’artisan et justification de paiement de la contribution obligatoire auprès de l’URSSAF) est fortement contestée par la F.F.A.F. La prise en charge des frais annexes (déplacement, hébergement…) est supprimée.
Nos revendications pour défendre, au mieux, les intérêts des fleuristes n'ont pas été suivies.  Plus d’informations : https://www.fafcea.com

 

LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DES ARTISANS FLEURISTES S'EST FORTEMENT ÉLEVÉE ET A CONSTESTÉ  CERTAINS DE CES CRITÈRES QUI GUILLOTINENT LITTÉRALEMENT LA FORMATION DE TOUS LES ARTISANS ACTIFS,CONSCIENTS ET CONVAINCUS QUE CETTE DERNIÈRE REPRÉSENTE UNE RICHESSE INDISPENSABLE POUR LE DYNAMISME ET LA PÉRENNITÉ DE LEUR ENTREPRISE.

Ces résolutions, sans appel aujourd'hui, sont dues à la situation financière que nous avons évoquée dans le numéro 325 de la revue Fleurs de France et sur le site de la F.F.A.F (préparation insuffisante de la réforme, confusion dans les transferts des dossiers, identification erronée des entreprises, défaillance de prélèvements et des paiements de la collecte des contributions à la formation…). Par ailleurs, dans la mesure où le ministère du Travail est autorité de tutelle, il n'y a pas lieu de poser des conditions contradictoires à l'orientation imposée par ce dernier.

En effet, par courrier en date du 6 mai dernier, la Ministre du Travail a confirmé au FAFCEA qu'un apport financier de 30 millions d'euros, issus de fonds de l'AGEFICE, serait attribué pour faire face aux engagements pris et procéder au paiement des formations, mais «SOUS RÉSERVE DE LA RÉVISION DES RÈGLES DE PRISE EN CHARGE».

Ces nouvelles règles d'une rigueur exceptionnelle en «adéquation » avec les crédits accordés portent un coup fatal et sacrifient les besoins et le bien fondé pour la formation spécifique de nos artisans fleuristes.

Manifestement très insatisfaits de ces décisions, nous repartons tout de même au combat, pour faire entendre notre voix et redemander des réunions consultatives de réflexions en espérant des aménagements adaptés.

D'autre part, il est de notre devoir de vous informer que la situation d'hier» ne pourra plus être identique à celle «de demain». En effet, le modèle économique régissant «le fond de formation des chefs d'entreprise de l'artisanat» ne pourra plus assumer son accompagnement financier tout seul et devra se regrouper avec d'autres organismes ayant les mêmes missions. C'est ce qui a été fait dans le cadre de la formation des salariés avec la création de l'OPCO-EP, l'opérateur de compétence des entre- prises de proximité.

A suivre…

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Le Fonds d'assurance formation des chefs d'entreprise artisanale (FAFCEA) chargé de financer la formation professionnelle continue des artisans, se voit contraint de suspendre ses financements au plus tard à compter du 15 mars 2019 : à cette date, plus aucune demande de financement ne pourra être honorée.

Cette situation inacceptable découle du transfert aux Urssaf, depuis le 1er janvier 2018, de la collecte des contributions à la formation continue des artisans, qui était précédemment assurée par la DGFiP (services fiscaux). Or ce transfert a entraîné un assèchement de la collecte, donc des ressources du FAFCEA, en raison de l'impréparation totale de cette réforme engagée par le gouvernement précédent.

Ainsi, 170 000 entreprises artisanales cotisantes répertoriées dans les fichiers du Trésor public ont « inexplicablement » disparu des fichiers des Urssaf lors de ce transfert de collecte, et ne sont toujours pas identifiées à ce jour.

Dans le même temps, un certain nombre de chefs d'entreprise ayant le statut de salarié n'ont pas verséleur contribution dans la mesure où cette collecte a été réalisée dans la plus grande confusion.

Le résultat prévisionnel du FAFCEA est ainsi en déficit de 32 millions d'euros au titre de l'exercice2018, avec une collecte réduite à 33,8 millions d'euros contre 72 millions d'euros l'annéeprécédente.

Le FAFCEA demande expressément au Gouvernement d'intervenir et de tout mettre en œuvre pourpermettre aux artisans de préserver leur accès à la formation professionnelle continue.