Les fleuristes veulent travailler !

Chers collègues,

La situation est une nouvelle fois dramatique pour les fleuristes français, notamment dans les 16 départements concernés par les mesures de restrictions annoncées hier soir par le Premier Ministre. Nous sommes tous professionnels du végétal, solidaires des fleuristes impactés et nous devons tous ensemble œuvrer pour rétablir une situation de fonctionnement normal malgré un contexte difficile.

Les fleuristes veulent et doivent pouvoir travailler !

Suite à l’allocution de Jean Castex hier soir, j’ai immédiatement sollicité le Ministre Alain Griset, afin de lui faire part de notre volonté farouche d’obtenir enfin, après un an, la reconnaissance au titre de commerces indispensables ou essentiels.

Le végétal est essentiel !

L’unique question du Ministre hier soir, fut, est-ce que les fleuristes veulent ouvrir et travailler?

Bien entendu, spontanément ma réponse fut OUI, un oui ferme, affirmé et assumé. J’ai tout de même consulté autour de moi, plusieurs présidents de Chambres Syndicales que je remercie pour leur réactivité. Unanimement la réponse est identique et positive.

Oui, les fleuristes doivent désormais être ouverts !

La réponse devrait nous être apportée désormais d’ici le milieu de journée, le sujet étant en ce moment même discuté par la Cellule Interministérielle de Crise. Le Ministère de l’Economie partage cette position et il portera auprès de la commission notre message. Pour enfin reconnaître que l’ensemble des distributeurs de végétaux en France doivent pouvoir travailler, jardineries, grande distribution et fleuristes. Il serait inconcevable de voir la filière végétale paralysée par une fermeture des réseaux de distribution et il serait absolument intolérable de voir les seuls fleuristes frappés d’une quelconque interdiction.

Le Président de l’Interprofession Val’hor, Mikaël Mercier, autour de qui nous étions réunis ce matin en réunion de crise, va porter ce message d’unité de la filière auprès du Gouvernement.

Tous les acteurs de la filière doivent pouvoir travailler.

La filière est solidaire !

Toutefois, si cette position affirmée devait être confirmée et validée par le Gouvernement, ce que nous devons tous attendre et espérer pour la pérennité de nos activités, les fleuristes ne pourront plus bénéficier du Fonds de Solidarité (pour rappel les 10000€ du mois de novembre).

Travailler est indispensable !

Pour mémoire, le Fonds de Solidarité est applicable aux entreprises concernées par une fermeture administrative, ce qui ne serait plus le cas des fleuristes dans le cadre d’une reconnaissance de première nécessité. Là encore, les personnes consultées sont unanimes, nous n’attendons pas de bénéficier d’aides publiques, celles-ci ont eu le mérite d’être mises en œuvre et appliquées par le passé, nous ne pouvons plus les attendre.

C’est donc une décision lourde de conséquence pour certaines entreprises, pour autant notre volonté depuis un an est d’obtenir une autorisation complète de vendre.

Renoncer aujourd’hui serait incompréhensible !

Soyez bien assurés de toute ma vigilance sur ce point précis du Fonds de Solidarité.

Si les fleuristes sont reconnus essentiels et autorisés à ouvrir pour ce nouveau confinement, seule l’activité en boutique (BtoC) s’en trouverait à peu près préservée, justifiant de fait la non éligibilité auxdites aides.

Par contre cette nouvelle disposition, compte tenu de l’arrêt sans date de reprise dans l’immédiat de l’évènementiel, nécessite le maintien des dispositifs d’accompagnement relatifs à l’activité entre professionnels (BtoB) notamment pour une partie des entreprises concernées. Ces dispositions étant le résultat de l’inscription obtenue par la Fédération Française des Artisans Fleuristes en octobre dernier à la liste S1bis, elles doivent être préservées.

Je ne manquerai pas de préciser ce point auprès du ministère en temps voulu, dès la validation du statut à venir des fleuristes, désormais de façon imminente.

J’attire chers collègues toute votre attention, sur la nécessité absolue de porter tous ensemble ce même message.

Nous devons parler d’une seule voix pour espérer l’aboutissement de notre requête. Les fleuristes doivent demander haut et fort, cette autorisation pérenne d’ouverture, sans que celle-ci puisse être de nouveau remise en question.

Il serait inadmissible et absolument catastrophique d’entendre ça et là une position opposée de la part des professionnels dans les différents territoires, concernés ou non.

Ce qui se produit pour ces 16 départements aujourd’hui, est susceptible de s’appliquer à d’autres d’ici quelques semaines, et pourquoi pas à la totalité du pays ensuite.

Nous devons donc être extrêmement vigilants sur nos prises de parole et de position.

Le seul et unique message audible pour le salut de notre profession, est de demander et d’attendre l’ouverture des fleuristes.

Je vous remercie de votre confiance, et par avance de votre engouement à porter ce message si essentiel.

Nous sommes tous, vous et moi, des professionnels, chefs d’entreprise, et fleuristes passionnés, notre seule volonté est de pouvoir travailler en toute sérénité, sans plus jamais s’interroger sur ce qu’il adviendra demain.

C’est à chacun de nous aujourd’hui d’en être responsable et d’adopter en l’occurrence le message qui s’impose.

Les fleuristes veulent travailler !

Toute l’équipe de la Fédération Française des Artisans Fleuristes est mobilisée pour obtenir cette réponse favorable.

Florent Moreau

Président de la Fédération Française des Artisans Fleuristes